Indice de la Facilité à Faire des Affaires de la Banque Mondiale : La Chine Prend la 46ème Place

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Écrit par : Dezan Shira & Associates

Traduit par : Roy Forney

L’amélioration de la facilité à faire des affaires en Chine a été validée par le rapport de la Banque mondiale, qui a fait augmenter le pays de 32 places au sein du classement.

Selon le rapport publié le 31 octobre, la Chine est passée de la 78ème place à la 46ème, une preuve des grands progrès dans son environnement des affaires au cours de la dernière année.

La progression annuelle chinoise dans le classement a été la troisième plus grande sur 190 économies, derrière seulement celle de l’Afghanistan et celle de Djibouti.

Le changement est d’autant plus impressionnant en tenant compte du fait que la Chine a stagné dans ce même classement au long de la dernière décennie. En 2008, la Chine occupait la 86ème place en termes de la facilité à faires des affaires, puis progressant marginalement pour atteindre la 78ème place en 2016 et 2017. Entretemps, en 2012, elle est tombée aussi bas que la 99ème place.

L’amélioration est le résultat d’une campagne concerté par le gouvernement central pour rationaliser la bureaucratie du pays et créer un environnement plus attirant pour les entreprises.

La victoire des grandes réformes 

La facilité pour établir une entreprise est l’un des facteurs clés dans lequel la Chine a progressé, selon de rapport. La Banque mondiale a classé la Chine 28ème sur 190 pays pour lancer une entreprise – un énorme bond par rapport à la 93ème place occupée l’an dernier.

La Chine a drastiquement réduit le nombre de jours requis pour enregistrer une entreprise, en passant de 22,9 jours à neuf jours en réduisant les procédures requises de sept à quatre. Maintenant la Chine se classe similairement aux pays de l’OCDE pour le nombre de jours requis pour enregistrer une société.

L’aboutissement de la réforme « Cinq-licences-en-une » et l’introduction de la politique « Une fenêtre, un formulaire » ont créés une voie numérique simplifiée pour enregistrer une société, contribuant ainsi aux progrès chinois dans ce critère.

Un autre grand progrès a été effectué dans la disponibilité d’électricité. La Chine est passée de la 98ème à la 14ème place grâce à une expansion de la capacité de son réseau, une réduction des coûts, et une simplification de l’administration en introduisant une application mobile.

La Chine a aussi fait un bond dans la gestion des permis de construction, en passant de 172ème à la 121ème place. Même si le placement laisse à désirer, l’amélioration de 51 place est un signe de progrès bienvenu. Pour l’accomplir, la Chine a simplifié et raccourci le temps d’approbation des permis de construction et renforcé les standards de transparence.

En plus de ces secteurs, la Chine a progressé dans l’enregistrement de la propriété (de 41ème à 27ème), la protection des investisseurs minoritaires (119ème à 64ème) et l’échange transfrontalier (de 97ème à 65ème).

Faire des affaires en Chine : Au delà des classements

Même si l’environnement des affaires chinois a fait de grands progrès au cours de la dernière année, certains facteurs continuent à poser problème.

Les progrès modestes dans la facilité à payer ses impôts, où le pays passe de la 130ème à 114ème place, sont un peu décevants en tenant compte de l’élimination de la business tax remplacée par une application généralisée de la TVA, et la simplification du système de la TVA. Néanmoins, la Chine continue à progresser dans ces égards, même si le système fiscal reste globalement complexe.

Un autre point à tenir en compte est que le rapport de la Banque mondiale n’observe que les environnements de affaires à Pékin et Shanghai, deux villes parmi les plus riches de Chine et directement contrôlées par le gouvernement central.

L’interprétation et l’implémentation des politiques en Chine peut varier significativement en fonction des régions, et un investisseur étranger peut se rendre compte que l’environnement dans une plus petite ville est différent et moins accessible qu’à Pékin ou Shanghai.

Il vaut la peine de noter qu’alors que la Chine progresse dans le classement de la Banque mondiale, le sentiment des entreprises étrangères au sein du pays a détérioré significativement. Un sondage effectué par la Chambre de commerce américaine a déterminé que 75% des entreprises sondés se sentaient moins bienvenues en Chine qu’auparavant.

De plus, la guerre commerciale croissante entre les USA et la Chine a fait remonter à la surface de nombreuses frustrations que les entreprises étrangères ont à l’égard de la Chine, tel le traitement favorable accordé aux entreprises chinoises et aux entreprises publiques, et les violations répandues en matière de propriété intellectuelle.

Néanmoins, même si faire des affaires en Chine continue à poser des difficultés, l’amélioration tangible dans son environnement des affaires ne peut qu’être perçue comme un point positif.

 

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